Détection précoce du cancer du sein

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Plusieurs facteurs de risque jouant un rôle dans le développement d’un cancer du sein ont été identifiés : facteurs hormonaux et reproductifs, antécédents familiaux ou personnels, facteurs de risque liés aux modes de vie ou à l’environnement. Toutefois, il existe encore des incertitudes quant au poids de plusieurs de ces facteurs dans le développement de ce cancer. Il reste difficile, à l’heure actuelle, de mettre en place une stratégie de prévention face au cancer du sein permettant de se protéger totalement et d’éviter le dépistage. La tomosynthèse du sein est un examen d’imagerie semblable à la mammographie. On a recours à un appareil de radiographie qui se déplace autour du sein et qui prend des clichés. Les clichés peuvent être superposés pour créer une image du sein en 3D afin d’aider les médecins à détecter le cancer du sein.

À partir de 50 ans : dépistage par mammographie

Pour les femmes âgées de 50 à 69 ans, le dépistage volontaire par rayons X du sein, la mammographie, est actuellement disponible tous les deux ans. En mammographie, le sein est maintenu et pressé par deux plaques afin qu’il soit aussi plat que possible, puis radiographié, un moment quelque peu désagréable et parfois douloureux, mais court. Chaque sein est imagé dans deux directions. Comme le tissu des glandes mammaires des jeunes femmes est plus sensible aux radiations, les mammographies de dépistage ne commencent pas avant l’âge de 50 ans. Tous les deux ans, les femmes de la tranche d’âge susmentionnée reçoivent une invitation à se rendre dans un service de mammographie qualifié pour la mammographie. Une ou plusieurs de ces unités, ainsi que des unités de clarification diagnostique, forment ce qu’on appelle une unité de dépistage certifiée. En Europe, il y a actuellement plus de 90 de ces unités avec un total d’environ 400 sites. Les images du sein sont évaluées de manière indépendante par au moins deux spécialistes expérimentés : double évaluation.

 Les médecins concernés font notamment état de mammographies d’au moins 5 000 femmes par an. Le résultat est communiqué par écrit après environ sept jours ouvrables. En cas de résultats suspects ou peu clairs, la personne concernée recevra une autre invitation. La situation est ensuite discutée en détail avec la femme et clarifiée, par exemple, au moyen d’un examen par ultrasons. Parfois, une mammographie d’agrandissement ciblée est effectuée. Il est également possible qu’un échantillon de tissu soit prélevé sur le sein. La patiente peut discuter à tout moment des tests de diagnostic proposés avec le médecin de son choix, qui sera informé sur demande. Les enquêtes visant à clarifier les résultats de mammographies suspectes peuvent être menées dans l’unité de dépistage ou dans un autre lieu qualifié après consultation de l’unité de dépistage. Les femmes présentant un risque fortement accru de cancer du sein peuvent participer à un programme de dépistage spécial avant l’âge de 50 ans.

Avantage du dépistage par mammographie

Le dépistage vise à détecter le plus tôt possible toute tumeur existante. En effet, le cancer du sein peut alors généralement être très bien traité et les chances de guérison permanente sont élevées. Cependant, le dépistage n’empêche évidemment pas le développement du cancer du sein. Chez, environ six femmes sur 1000 participantes, le cancer du sein a été détecté par une mammographie de dépistage. Avant l’introduction du programme, ce chiffre était de deux à trois. Aujourd’hui, environ 80 % des tumeurs sont détectées à un stade précoce. Avant la projection, ce chiffre était de 49 %. En d’autres termes, la proportion de grosses tumeurs parmi les participants a maintenant été réduite de moitié.

 Les stades préliminaires du cancer du sein, tels que le carcinome canalaire « CCIS », sont également de plus en plus fréquemment découverts et sont parfois ceux qui peuvent évoluer ultérieurement vers un cancer du sein invasif, c’est-à-dire ceux qui se développent de manière destructrice dans les tissus environnants. Le fait que le dépistage du cancer du sein peut sauver des vies a été prouvé. On estime qu’environ deux à six femmes sur 1000 qui participent régulièrement au dépistage pendant plus de vingt ans peuvent être guéries par une détection précoce de leur cancer du sein. Moins quantifiable, mais certainement digne de mention, est l’avantage pour les femmes touchées qui peuvent recevoir une thérapie moins stressante en trouvant leur tumeur à un stade précoce.

Inconvénients du dépistage par mammographie

Il est possible que le dépistage permette de détecter et de traiter un cancer du sein qui n’aurait jamais causé de problèmes à la femme : ce qu’on appelle le sur-diagnostic. La fréquence des sur-diagnostics est très controversée par les experts. Neuf à douze femmes de plus de vingt ans sur mille qui subissent un dépistage reçoivent un sur-diagnostic. En outre, certaines femmes doivent subir des examens de clarification, ce qui peut être physiquement et mentalement stressant pour les personnes concernées. Comme pour tout examen d’imagerie, une proportion plus faible de résultats faussement négatifs : peu visibles peut-être obtenue, ce qui met la femme en danger à tort. Au cours du dépistage, la femme est exposée à une exposition accrue aux radiations. Toutefois, grâce à la technologie numérique moderne, ce taux est relativement faible et est actuellement considéré par la majorité des experts comme moins risqué que de ne pas passer l’examen.

Toute femme devrait envisager de participer à un dépistage par mammographie. Elle doit obtenir des conseils détaillés du médecin, s’informer en détail et ensuite faire son choix. Elle peut toujours reconsidérer sa décision. 

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